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jeudi 8 janvier 2015

Journal de recherches - Computer Chess

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Computer Chess est un film américain d’Andrew Bujalski, sorti en 2013. Il s’agit d’un faux documentaire des années 1980, filmé avec caméra d’époque, qui couvre une compétition d’ordinateurs joueurs d’échecs. L’événement a lieu dans un hôtel, dont il partage la salle à mi-temps avec une sorte de thérapie de couple collective.

La narration du film fait penser à celle d’un documentaire de Frederick Wiseman, la caméra offre un regard distant sur les situations qui s’enchainent ; là l’errance nocturne d’un compétiteur pour lequel aucune chambre n’a été réservée, là les reproches de l’organisateur à un cameraman qui manque d’abimer sa camera en filmant le soleil. L’action du film se situe à une époque où aucune machine n’avait battu un être humain aux échecs, c’est donc ordinateur contre ordinateur que se joue le tournoi. Ainsi sont notamment filmés les différents comportements qu’abordent les ordinateurs au cours des parties. Les comportements en question semblent échapper à la logique, par exemple un membre d’une équipe de la compétition se rend compte que leur machine affaibli sa stratégie lorsqu’elle est opposée à un autre ordinateur mais se révèle bien meilleure lorsqu’elle joue contre un humain. Plus tôt dans le film un autre ordinateur se met à reproduire systématiquement le même coup, bloquant la partie dans une boucle sans fin.

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Les raisons de ces dérèglements ont plus traits au fantastique qu’à la technique. Les machines sont filmées comme des objets étranges, qui font écho à l’intérieur du film aux scènes de thérapie de couple. Celles-ci se déroule sous l’autorité d’une sorte de « guide spirituel » se faisant appeler Keneiloe et se compose de rituels bizarre voulant métaphoriser des idées comme la naissance ou l’union de deux personne.

L'objet technologique perd dans ce film toute la froideur qui le caractérise dans bien d'autres oeuvres de fiction, qu'il s'agissent de HAL de 2001 L'odyssée de l'espace ou du programme "précrime" de Minority report. Les ordinateurs n'y sont pas des machines hostiles opposée à l'homme mais des grosses boîte dont on ne sait pas très bien comment elles fonctionnent.

mercredi 19 mars 2014

Carnavalesque

dimanche 17 novembre 2013

Peinture

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mercredi 17 juillet 2013

Peinture

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samedi 29 juin 2013

Patineurs

Bilan second semestre

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samedi 22 juin 2013

Idiot. Conférence de Gilles Deleuze à la Fémis.

En 1987, Deleuze donne une conférence à la Fémis. Il traite de la question « qu'est-ce que l'acte de création ? ». A cet effet, il développe son discours sur les idées, lesquelles sont intrinsèquement liées à un mode d'expression. « On a pas une idée en général ». Elles se pensent en connaissance de techniques spécifiques à tel ou tel médium ; on a des idées en peinture, des idées en romans, des idées en cinéma, etc … Intéressé par la question de l'adaptation d'une même idée à différends médiums, il prend en exemple les chemins de l'écrivain Dostoïevski et du cineaste Kurosawa. Chemins qui se croisent lorsque le second realise une adaptation cinématographique d'un roman du premier, L'idiot.

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lundi 17 juin 2013

Mémoire

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dimanche 16 juin 2013

Peinture

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46x55 cm

vendredi 31 mai 2013

Workshop Boudier

Des images de mon installation pour le workshop Boudier :

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Pour essayer l'application, vous pouvez la télécharger ici : http://www.mediafire.com/?bvpbt2bantj3trb

Utilisez les flèches gauche et droite pour orienter le véhicule et portez un casque audio (attention, l'oreillette droite dans l'oreille droite, et la gauche dans l'oreille gauche !).

vendredi 8 février 2013

La beauté

"C'est de toute beauté." Eric, La Tour Montparnasse infernale.

Se trouvant nez à nez avec une arme à feu, Eric ne peut s'empêcher d'exprimer son admiration pour l'objet trouvé. Pourquoi une telle envolée alors que d'autres maudiraient cet instrument de mort ? Seul l'intéressé pourrait répondre. Je me permet cependant de m'en faire le porte parole quelques instants.

Je ne suis pas certain qu'Eric aurait dit les choses de cette manière, mais je crois que l'essentiel est là :

"Je ne suis qu'un modeste laveur de carreaux. Je suis étranger au monde des armes, et pourtant je les ai toujours côtoyées. A la télévision, au cinema, elles sont banales. Que ce soit dans les fictions, ou dans les actualités traitant par exemple de divers conflits à travers le monde. Dans la rue, leur port est le privilège des forces de l'ordre. Je les ai donc toujours côtoyées, mais toujours à travers une barrière invisible : l'écran de la télévision, et le mélange de crainte et de respect qui nous sépare du policier, figure autoritaire représentante du pouvoir. De cette inaccessibilité naît une fascination. Et le sens du mot "fascination" est pour moi très proche de celui du mot "beauté". Alors quand tout à coup je trouve ce pistolet de mon coté de la "barrière", je ne peut m'empêcher de lâcher : "C'est de toute beauté." "

Merci Eric.

Ainsi, la beauté est pour moi ce qui fascine. Les sources de fascination sont multiples : une certaine inaccessibilité (donc l'exemple des armes), mais aussi un caractère historique (qu'il s'agisse de l'histoire avec un grand H, ou d'une histoire plus confidentielle). Une vaste prairie peut paraître banale, mais sa beauté se dévoile lorsqu'on apprend qu'une bataille Napoléonienne s'y déroulée. Les bâtiments industriels photographiés par les Bécher sont d'autant plus beau qu'ils évoquent un passé économiquement plus heureux que notre présent.

mercredi 6 février 2013

Napalm

Napalm

Un mot que je trouve beau. Un mot plein de chaleur.

Lorsque j'entend "napalm", mon attention s'attarde sur la dernière syllabe. Palm. Palme. Celle que l'on met à ses pieds pour nager avec aisance dans l'eau limpide des paradis tropicaux. Cocotiers, Plage de sable fin. Celle qui pend au bout du palmier. A l'ombre de laquelle on se repose, protégeant ainsi nos délicates peaux des méfaits d'UVs malintentionnés. Soleil brûlant, Nuages absents.

dimanche 3 février 2013

Stalker

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On choisis une direction. Et on jette le boulon.

Le boulon on sait pas exactement où il va tomber. Mais une fois qu'il a touché terre, il faut aller le chercher. Là où il est tombé.

Et on avance. Jet de boulon après jet boulon. Chacun constituant un objectif intermédiaire, une étape transitoire dans la recherche de "la chambre".

En tout cas, "on ne revient jamais en arrière par le même chemin".

L'origine de la chambre est inconnu. Une chose est sure : elle a le pouvoir d'exaucer nos voeux. Très bien gardée, à la fois par "la zone" et par le dispositif militaire entourant cette dernière, son accès requiert les services d'un "stalker". Un stalker c'est un passeur mais pas seulement, car il ne se contente pas de vous faire passer une frontière contre de l'argent. Il vous guide dans l'exploration de votre passé, à fin qu'une fois la chambre atteinte, vous soyez prêt à formuler votre voeu.

Ce qui m'a amené à voir ce film est mon expérience du jeu video "Stalker : Shadow of Tchernobyl", dont la trame scénaristique reprend celle du film d'Andreï Tarkovsky : la recherche de la chambre, située au coeur de la zone. Le jeu donne pour naissance à la zone l'accident nucléaire de la centrale de Tchernobyl de 1986 et la situe comme étant la périmètre de sécurité entourant la centrale après l'accident. De fait, les paysages urbains en plein retour à la nature de la zone d'Andréï rappellent fortement les photographies de Pripyat de l'après Tchernobyl.

Ces paysages sont vides de présence humaine. On n'y croise que quelques animaux et on n'y entend que les chants des oiseaux, très présents tout au long du film. De plus elle est en couleur, là où le monde extérieur est en noir et blanc. Les vestiges des bâtiments construits par les hommes sont envahis par la végétation et habités par une présence crainte et respectée par les stalkers, qui personnalise même la zone à leurs yeux.

Ces paysages, et cela me touche beaucoup, sont imprégnés de solitude. Ils la transpire. Et ils imprègnent à leurs tours ceux qui la traverse. Ceux là qui, arrivés au moment où selon les dires du stalker leurs vie va basculer, ne sont alors confronté plus qu'à eux même. Contraints de se montrés désarmés (je pense à la scène du tunnel, où l'Ecrivain doit abandonner son pistolet avant de passer la porte).

jeudi 31 janvier 2013

Dessin

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mardi 29 janvier 2013

Dessin

fille

100x80 cm

lundi 28 janvier 2013

Inland Empire 2

Dans le disque dur des Rocailles il y a avait deux films de David Lynch. Mullholland Drive et Inland Empire. J'ai vue le premier ainsi que quelques autres realisations de Lynch, c'est-à-dire Twin Peaks et Blue Velvet. Je ne connaissais pas Inland Empire. Je n'en avais jamais entendu parler. Alors par curiosité …

David reprend la base de Mullholland Drive : les premiers pas d'une actrice à Hollywood. L'actrice en question se rend compte que son film est maudit. Remake d'un film dont les acteurs principaux sont morts assassinés.

Durant les longues 2 heures 50 minutes que dure Inland Empire, David prend (j'en suis sûr) beaucoup de plaisir à imbriquer réalité. Et fiction. Fiction du point de vue de l'actrice. Qui ne fait pas la différence entre la vie la vraie et son tournage. Qui passe son temps à voyager à travers le temps et l'espace. Entre deux séances de psychanalise en compagnie d'un polonais muet, gros, et qui porte les lunettes rondes. Ce qui me fait penser à ce film d'animation japonais du nom de Perfect Blue. Où une popstar schizophrène reconverti actrice est manipulée par une ex-popstar reconverti obèse mais pas actrice jalouse de son succès.

L'année dernière Bertrand Dezoteux nous avez fait voir "Southland Tales". Il nous avez expliquer en quoi ce film l'intéressait, je cite :

"Richard Kelly (imagine plusieurs histoires ayant lieu en même temps, s'imbriquant les unes dans les autres à des niveaux différents ou pas du tout, et les ramène à un même niveau dans son film. C'est raconter à la fois ce qui ce passe dans notre cours, dans celui qui à lieu à l'étage au-dessus, et ce qui se passe dans le 8à8 à 500m) de l'école." fin de citation

C'est ce qu'il se passe ici. David multiplie les pistes scénaristiques. Sans vraiment faire de lien entre elles. Il parle de prostituées polonaises, d'un film en tournage, d'une troupe de cirque, de lampe rouge, de lapins, d'un singe.

vendredi 18 janvier 2013

Les masques

infirmière

crs

ensemble

mercredi 16 janvier 2013

Les NACs

mouette

éléphant pingouin

lion

père noël

mardi 15 janvier 2013

Autoportrait

dimanche 6 janvier 2013

Cinema expérimental

Un film expérimental n'a pour but ni la narration, ni la représentation. Il est créé et diffuser en dehors de l'industrie du cinéma.

"Ballet mécanique" de Fernand Léger et "Un chien andalou de Bunuel sont deux exemples de ce rejet de la narration au sens où l'entend habituellement : on est plus dans l'évocation d'un ensemble d'histoire possibles s'entremélants que dans un schéma narratif de types "début-milieu-fin". Ces films me font penser aux réalisations de David Lynch, notamment "Mullholland Drive" et "Inland Empire" (voir ci-dessus) où plusieurs pistes scénaristiques sont explorée sans que le spectateur ne puisse en dégager un schéma narratif global.

D'autres cinéastes n'abordent pas du tout la question de la narration, certains s'intéressent au rythme dans l'image. Hans Richter de façon abstraite avec ses carrés blancs. Vertov de façon figurative avec "L'Homme à la caméra" : il filme les geste répétitifs qui rythme la vie d'une URSS industrialisée et à la recherche du progrès, qu'il s'agisse d'une standardiste, d'un "empaqueteur" de cigarette ou d'un sauteur de haie.

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